Naga Raja, le test

À chaque fois qu’il activa un Naga, elle Raja

Infos jeu

  • Familial
  • Pose de tuiles, lancer de dés
  • 2
  • 9+ ans
  • 30 min
  • Bruno Cathala et Théo Rivière
  • Vincent Dutrait
  • avril 2019
  • 30 €

REVIEW OVERVIEW

Prise en main
Rejouabilité
Matériel
Interaction

Notre avis

Un jeu à deux rapide, efficace et de belle facture qui favorise l’interaction entre joueurs. Après Kero, Hurrican propose une nouvelle expérience pour deux, réussie à tous points de vue.
Recommandé

Le duo Cathala-Rivière est prolifique en ce début d’année : après un Draftosaurus familial et coloré, les deux auteurs reviennent avec un Naga Raja pour deux exclusivement.

Naga Raja, en bref : je pose une ou plusieurs cartes pour prendre des dés bâtonnets à lancer. Pour chaque face « Naga » obtenue chacun peut jouer l’effet d’une de ses cartes en main pour casser les pieds à l’adversaire puis les faces numériques des bâtonnets sont additionnées pour déterminer qui a le droit de prendre et poser la tuile.
Je pose des tuiles, les déplace, les oriente pour débloquer des trésors ou reliques jusqu’à atteindre 25 points ou remplir mon plateau personnel.

Le matériel de Naga Raja

Deux plateaux perso, un paquet de cartes, des tuiles dalles et quelques jetons « amulettes » font le gros du matériel, parfaitement calé dans le thermoformage de la boîte.

L’originalité du jeu vient de ses « bâtonnets du destin » qui remplacent de classiques dés avec une finition mate et des gravures dorées du plus bel effet.

La qualité du matériel et le « thermoformage parfait » semblent être la signature de Hurrican après un Kero irréprochable… Un exemple que beaucoup devraient suivre !

Naga Raja : thème ou thème pas ?

« En Inde, les temples de deux divinités oubliées, Ananta et Garuda viennent d’être découverts. […] D’après la légende, Ananta était protégée par des Nagas, des serpents bienveillants dont les oeufs couverts d’écailles abritaient des trésors. […] Archéologue intrépide, vous n’avez qu’une idée en tête, ajouter ces reliques à votre collection. »
La belle histoire racontée par la règle justifie les illustrations de Vincent Dutrait et les symboles « Naga » présents sur certaines faces des bâtonnets du destin mais l’immersion dans le thème reste légère. Hormis la collecte de reliques permise par la pose de tuiles, on ne retrouve que peu d’identification à cet « archéologue intrépide ».

Le principe de jeu dans Naga Raja

En tant qu’archéologue il vous faudra être le plus prompt à relier les entrées du plateau aux reliques (pas trop maléfiques) qui emmèneront votre score vers l’objectif de 25 points.

Au début de chaque tour, le joueur qui détient le parchemin (= celui qui a été privé de poser une tuile au tour précédent) pioche 3 cartes et en rend 1 à son collègue adversaire. Une tuile / dalle est tirée au hasard et révélée (celle-ci peut être agrémentée d’une « amulette » – action bonus ou points de victoire).

Chacun ensuite choisit une ou plusieurs cartes du même type pour déterminer la sélection de « bâtonnets du destin » qu’il va lancer. Les faces de ces bâtonnets arborent soit des « points de destinée » qui servent à remporter et poser la tuile, soit des « Naga » (symbole « vague ») qui permettent de jouer des effets des cartes restant en main (un symbole « Naga » par carte utilisée).

Dés bâtonnets dans les roues

Les trois types de bâtonnets orientent la stratégie de début de tour : les marrons n’apportent que des points de destinée, les blancs sont entre les deux avec un peu moins de points à disposition et les verts sont fortement orientés « Naga ».

La force et l’interaction du jeu reposent fortement sur cette phase : ne pas consommer trop de cartes pour collectionner les bâtonnets, s’offrir la bonne sélection pour avoir un maximum de chances au lancer et… avoir la dalle ou faire des ajustements sur son plateau / ralentir l’adversaire.

Qui a la dalle ?

La pose de la dalle remportée est des plus simples : partir du bas du plateau et/ou les poser adjacentes à celles déjà présentes.
Si une entrée est reliée à une ou plusieurs reliques placées en extérieur, on retourne cette dernière pour afficher les points rapportés. L’inverse est possible : si la dalle devait être tournée, et le lien avec l’entrée rompu, il faut retourner la relique et la décompter.
Un symbole d’amulette orne certaines dalles et confère un bonus à qui possède la tuile et relie l’amulette à une entrée : point(s) de victoire, annulation d’effet ou pioche de carte.

Attention, trois reliques maléfiques (mais rémunératrices !) se cachent parmi les neuf autres mais toutes les révéler vous élimine de la partie. Radical.

Les cartes font de l’effet

Maintenant que les bases sont posées, attardons-nous sur ces fameuses cartes à double usage qui sont le nerf de la guerre. Le démarrage à 5 cartes en début de partie fait croire que le choix est large et que tout ira bien mais la main se réduit vite à peau de chagrin avec les 1 ou 2 cartes glanées aux prochains tours !

Il y aura certes quelques effets de pioche ou de recherche dans la défausse mais les cartes serviront principalement à jeter un œil aux reliques, déplacer dalles ou reliques ou encore à agir sur les bâtonnets (augmenter leur valeur ou en virer).
Des flèches indiquent en plus à qui peut s’appliquer l’effet : vous, l’adversaire ou les deux.

Naga Raja demandera de bien faire la part des chose entre interactions bloquantes envers l’adversaire et course à la relique qui coûte cher en cartes.

La partie s’interrompt dès que l’un des joueurs totalise 25 points de reliques découvertes, que la 9ème dalle est posée ou que quelqu’un a la malchance d’avoir révélé ses 3 reliques maléfiques.

Et Naga Raja, à deux ?

Naga Raja ne peut qu’être mieux à deux vu qu’il n’est conçu que pour le duel !
En fonction du profil des joueurs, l’interaction peut être assez forte, à coups de blocages, modifications d’organisation des dalles, etc.
Malgré tout, avec seulement 17 dalles à poser au maximum, les parties ne s’allongent pas indéfiniment.

Finalement, Naga Raja…

C’est un très bon jeu de duel qu’on aimerait envisager à plus de joueurs. L’interaction est présente mais tout de même assez équilibrée.
Naga Raja est servi par un matériel de qualité rangé au carré dans son thermoformage sur mesure. Les parties sont courtes et la rejouabilité correcte.

Publications récentes

Endeavor : le mode solo non officiel en français

La dernière édition d'Endeavor permet désormais de jouer à 2 joueurs mais toujours pas de trace d'un mode solo. Il n'est effectivement...

Le dernier Leder Games s’annonce Fort intéressant

L'éditeur de Root ne fait pas que dans le gros jeu asymétrique et le prouve avec la sortie prochaine de "Fort" un...

L’Âge de Pierre, un mode solo officiel en français

Après Carcassonne et quelques autres jeux, l'éditeur Hans im Glück continue d'alimenter sa collection de "modes solo". C'est au tour de L'Âge...

Demeter : la feuille Automne est tombée

Il y a quelques jours, Sorry We Are French annonçait ses nouveautés à venir dans les prochains mois dont... du nouveau contenu...

Superlude signe Tiny Reef, un Flip & Write de Jordy Adan

Et de 3 ! Après, le très bon Inkalam, l'original Licornizer, c'est maintenant Tiny Reef qui rejoint la collection Print & Play...

Margraves de Valeria, le test

Margraves de Valeria c’est un énième jeu dans l’univers de… Valeria (oui, c’était facile) connu principalement pour sa déclinaison « Valeria : le...
Ben
Tout est parti d'un Carcassonne sur iPad... la tuile... car depuis les jeux de plateau sont devenus plaisir et passion du quotidien. En charge de la zone "expert" et "jeux cultes" de la collection. Références : les jeux de Stegmaier et Shem Philipps.