Premier avis : Brazil Imperial

Le jeu qui fait tout bien, sauf le café !

Infos jeu

  • Connaisseur
  • Exploration, Placement de tuiles
  • 1 à 4
  • 14+ ans
  • 100 min
  • Zé Mendes
  • Carlos Eduardo Justino, Vinicius Menezes, Tom Ventre
  • novembre 2021
  • 50 €

Nos notes

Prise en main
Rejouabilité
Matériel
Interaction

Notre avis

Une belle surprise : un jeu fluide, accessible et très agréable à sortir. La porte d'entrée idéale pour s'essayer aux principes de base des jeux de civilisation avant d'aller plus loin.
Recommandé

Après le très bon Roll & Write Paper Dungeons, Super Meeple livre une seconde collaboration pour 2021 avec l’éditeur brésilien MeepleBR : Brazil Imperial. Plus ambitieux, Brazil Imperial se présente comme un jeu « Euro-X » mêlant les ingrédients des « euro games » (collecte et gestion de ressources) avec le concept du 4X (exploitation, exploration, expansion et extermination).

Vous incarnez un monarque qui pose le pied sur le Nouveau Monde (le Brésil) et s’attache à conquérir le territoire et à s’y étendre jusqu’à la victoire finale. Un classique du jeu de civilisation !

Voici un premier tour du jeu après quelques heures passées autour du matériel coloré de Brazil Imperial

Dans la boîte de Brazil Imperial

L’ouverture de la boîte aux illustrations détaillées et aux couleurs vives, révèle une grande quantité de matériel plutôt varié : de nombreux jetons en bois de formes presque toutes différentes (ressources, palais, unités militaires, …), des dizaines de tuiles hexagonales et bon nombre de cartes de différents types qui viendront s’articuler autour des 4 plateaux personnels des joueurs.

Brazil Imperial fait très belle impression : un matériel de jeu soigné dans ses moindres détails (pièces découpées, illustrations travaillées, …) et proposant un univers graphique pour le moins original.

L’éditeur se paie le luxe de fournir un casier de rangement pour les tuiles et ressources qui, lui, ne transforme malheureusement pas l’essai : plutôt difficile d’attraper les pions en bois dans de tout petits compartiments.

Enfin, jolie surprise, le livret de règles est accompagné d’un livret d’histoire qui vient installer le thème et l’univers du jeu encore un peu plus.

Brazil Imperial en principe

La mise en place du « plateau » central, sous forme de carte, est réalisée en combinant un certain nombre de tuiles hexagonales selon les modèles proposés dans la règle. Chaque « carte » est adaptée au nombre de joueurs et à un certain niveau d’interaction (risque de combat) en fonction de votre humeur.

Les leaders monarques et les plateaux personnels des joueurs sont asymétriques. Vos plateaux regroupent les unités militaires que vous déploierez sur le terrain pour aller explorer, construire et combattre et listent les actions et bonus à activer.

Moteur, d’actions !

À son tour chacun choisi une action (parmi 7 possibles — avec la contrainte de ne pas refaire deux tours de suite la même) puis se déplace. Simple, efficace !

Les actions au choix sont :

  • Recruter (placer ses unités),
  • Tableau (obtenir des cartes avec capacités immédiates/permanentes et points de victoire),
  • Construire (installer un bâtiment ou une ville)
  • Rénover (restaurer la production d’un bâtiment)
  • Fabriquer (convertir des ressources en produits pour des bonus d’action principale)
  • Importer (obtenir une ressource)
  • Échanger (convertir des ressources en d’autres ressources)

Ces nombreuses options sont malgré tout assez évidentes à mettre en oeuvre et participent à la fluidité du jeu. Les tours s’enchaînent rapidement et tout le monde part explorer la carte du Brésil, s’y étend et cherche la bagarre pour prendre le contrôle des ressources et bâtiments adverses.

Il est temps de changer d’ère

Comme tout bon jeu de civilisation qui se respecte, la partie est articulée autour de 3 ères qui rythment la progression des joueurs. Chacun dispose dès le départ d’une carte (choisie parmi 2) pour chaque ère et qui sera révélée quand il le souhaite si les conditions indiquées sont remplies.

Le changement d’ère ouvre alors l’accès à de nouveaux types de bâtiments plus rémunérateurs et pouvant répondre à votre stratégie de conquête.

Le timing de révélation d’une nouvelle ère est libre et n’empêche personne de terminer sa carte ère en cours pour ses points. Attention cependant à la troisième ère qui met brutalement fin à la partie ne laissant que la possibilité de finir le tour en cours… Cela peut être une stratégie mais il est bien difficile de deviner vers quoi s’orientent les adversaires !

Premières impressions sur Brazil Imperial

Après quelques parties, la belle surprise du déballage du matériel s’affirme un peu plus : Brazil Imperial est certes un énième jeu de gestion mais il entre la cour des rares qui allient fluidité et richesse du gameplay.
Dès la fin de la première partie, l’impression générale était du type « c’est le Narak du jeu de civilisation ». Comme Les Ruines Perdues de Narak, Brazil Imperial est un jeu qui reprend une mécanique somme toute classique, se l’approprie en réussissant à offrir une expérience fluide et agréable. Avec une très forte envie d’y revenir.

La mise en place variable qui influe sur l’interaction, l’asymétrie et les 10 monarques annoncent des parties plutôt renouvelées… sans compter sur la promesse de l’éditeur de publier de nouvelles « cartes » pour la mise en place de départ (espérons qu’elle soit tenue) !

Les puristes reprocheront sans doute l’absence de véritable arbre de technologie, les actions trop simples et des choix stratégiques pas suffisamment torturés mais… ce n’est pas la cible de Brazil Imperial ! Brazil Imperial ne vise pas les joueurs experts mais bien les joueurs réguliers qui veulent passer un bon moment autour d’un ensemble aussi cohérent qu’attirant.

En solitaire mais pas trop pour le moment

Annoncé pour 1 à 4 joueurs, Brazil Imperial n’offre pas un mode solo particulièrement passionnant : sur une mini-carte, vous êtes campé à l’opposé de votre cible et vous avez 20 tours pour défaire son armée et conquérir sa capitale.

Le défi est intéressant mais ne constitue pas un véritable mode solo à base d’Automa auquel nous ont habitués bon nombre d’éditeurs.

De ce côté, une lueur d’espoir s’allume avec l’annonce d’un « Autômato » qui viendrait faire taire cette légère déception. Reste à connaître les modalités : mise à disposition gratuite ou goodie payant…


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Ben
Tout est parti d'un Carcassonne sur iPad... la tuile... car depuis les jeux de plateau sont devenus plaisir et passion du quotidien. En charge de la zone "expert" et "jeux cultes" de la collection. Références : les jeux de Stegmaier et Shem Philipps.

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