My City, le test

My Tetris City en campagne

Infos jeu

  • Familial
  • Placement de tuiles
  • 2 à 4
  • 10+ ans
  • 30 min
  • Reiner Knizia
  • Michael Menzel
  • janvier 2021
  • 35 €

Nos notes

Prise en main
Rejouabilité
Matériel

Notre avis

Une réussite totale pour un jeu familial en mode campagne/évolutif qu’on ne lâche pas jusqu’au chapitre !
Indispensable

My City est un énième jeu du plus prolifique des auteurs de jeux de société, Reiner Knizia, mais son tout premier jeu « legacy ». Publié par iello, My City est un jeu familial à base de polyominos pour 2 à 4 joueurs qui se déroule tout au long de 8 campagnes pour un total de 24 épisodes.

Nous allons essayez de vous en dire le maximum sur My City en nous interdisant de vous spoiler quoi que ce soit… exercice périlleux !

My City, en bref : je pioche une carte Construction qui détermine quelle tuile quel bâtiment je vais poser sur mon plateau de jeu. À chaque épisode les règles de pose et/ou de comptage des points changent et m’obligent à réadapter ma stratégie pour être le meilleur bâtisseur.

Le matériel de My City

Dans la boîte de My City, vous découvrirez quelques planches pré-découpées pour en extraire 96 tuiles bâtiments de 8 formes et 3 couleurs différentes qui constituent la base du matériel à poser sur les 4 grands plateaux individuels.

En complément viennent 4 marqueurs de score, 24 cartes Construction et surtout 8 grandes enveloppes qui permettront de dérouler la campagne évolutive au fil de 8 chapitres de 3 parties chacun.

Notez que les plateaux de jeu sont imprimés des deux côtés dont une face servira au mode de jeu « Éternité »

Tout le sel des jeux legacy est de découvrir de nouvelles choses au fur et à mesure mais les plus curieux ne pourront s’empêcher de tâter et soupeser les enveloppes pour tenter de deviner ce qu’elles renferment…

Le livret de règles est bien écrit, rapide à lire et suffisamment illustré ! Aucune perte de temps pour la première partie, tout le reste est à découvrir dans les enveloppes des différents chapitres !

My City : thème ou thème pas ?

« Fondez et développez votre ville dans un palpitant jeu évolutif qui conserve vos choix de partie en partie ! Avec My City, vivez une expérience de jeu exceptionnelle dans laquelle vos décisions vous engagent sur le long terme ! » 

Soyons francs, le thème n’est pas le fort de My City… Difficile de voir autre chose ici qu’un puzzle où chacun essaie de coordonner au mieux les pièces qui sont tirées aléatoirement avec les contraintes qui sont annoncées à chaque partie.

L’histoire racontée au travers des différents chapitres se révèle pourtant cohérente et addictive !

Mise en place d’une partie de My City

Chaque partie de My City consiste à préparer ses pièces à sa couleur et la pioche de cartes Construction puis à dévoiler le contenu de la prochaine enveloppe qui résume les règles de comptage de points et des éventuelles conditions de placement des polyominos à disposition. Difficile de faire plus efficace !

Chaque joueur débute la partie avec un capital de 10 points en prévision d’une perte de points avant la fin de la manche…

Le principe de jeu dans My City

Une fois les conditions et objectifs de l’épisode déterminés, un des joueurs révèle une carte de la pioche Construction qui décide la tuile être posée par tous sur son plateau. La première tuile doit être posée le long de la rivière qui traverse le plateau de chacun, puis les suivantes se doivent être adjacentes avec un positionnement contraint différemment par les règles de l’épisode en cours.

En fonction de l’épisode joué, vous devrez couvrir les cases avec des rochers sous peine de perdre des points en fin de partie, éviter les cases forêt non constructibles, favoriser la pose de certaines couleurs de bâtiments à côté d’autres, etc. Vous avez la possibilité d’ignorer la pose d’une tuile qui contrarierait vos plans ou pour laquelle vous n’auriez plus la place mais cela entame votre score de départ !

Quelques règles de base restent les même tout au long des 8 chapitres tandis que d’autres sont temporairement modifiées ou même annulées.

Un bon coup de pioche

Les tours s’enchaînent jusqu’à épuisement de la pioche Construction qui provoque le décompte de points. Dans chaque enveloppe, en sus du matériel supplémentaire dévoilé, une fiche détaille les règles de comptage des points et les bonus accordés aux joueurs en fonction du classement.

Si le vainqueur se verra accorder des points qui échapperont aux autres, un malus permanent pourra lui être octroyé… A l’inverse, les joueurs les moins performants qui ne marqueraient pas de points bénéficieront de modifications de leur plateau personnel destinées à leur permettre de marquer plus de points à la prochaine manche !

Tetris-City : la ville qui rend accroc

My City offre de cette manière un équilibrage très agréable et une compétition qui ne défavorise pas durablement un joueur qui serait passé à travers de quelques parties. Les scores restent serrés, la possibilité de se refaire est toujours présente et renforce l’envie de relancer une partie, d’ouvrir une nouvelle enveloppe.

Avec un temps jeu d’une trentaine de minutes, une partie de My City qui s’achève est souvent la motivation d’en faire une autre… par curiosité, par esprit de compétition, par plaisir de tenter une nouvelle approche dans la construction de sa ville et le placement des tuiles à disposition.

Vers l’Éternité et au-delà

Nombreux sont les détracteurs des jeux « Legacy » qui argumentent en disant que payer une trentaine d’euros pour un jeu qui ne resservira pas ensuite devraient y regarder à deux fois : si vous adhérez au principe du jeu de My City, ce sont 24 parties garanties + celles que vous désirerez faire avec le verso du plateau en mode « Éternité ». De quoi rentabiliser sans mal la jolie boîte !

Le « mode Éternité », décrit en fin du livret de règles, propose de jouer avec des joueurs de passage qui n’auront pas pris part à la campagne ou de rejouer une fois les 8 enveloppes décachetées (au minimum 5 épisodes selon la règle). Vous utiliserez le verso du plateau et le matériel de base. Malheureusement vous devrez faire une croix sur le matériel supplémentaire glané au fil des épisodes et mettre de côté les modifications de règles appliquées à certains chapitres.

My City restera donc éternellement un jeu de placement de tuiles choisies par la pioche de cartes Construction et que chacun s’attachera à organiser du mieux possible. Le jeu est un peu moins savoureux dans ce mode mais… qui vous empêche de reprendre quelques-uns des éléments de la campagne pour rendre uniques chacune de vos parties en mode Éternité ?

Et My City, à deux ?

Accessible pour 2 à 4 joueurs, My City se déguste parfaitement en duo mais, comme pour tout jeu évolutif, il conviendra de conserver la combinaison de joueurs du premier au dernier chapitre.

En l’absence d’interaction directe entre joueurs, de ressources ou d’emplacements à gérer, il n’y a pas de configuration optimale. Vous pourrez profiter aussi bien de My City à 2 qu’à 3 ou 4 joueurs… à vous de voir qui pourra toujours répondre présent s’aventurer dans les 24 épisodes !

Finalement, My City…

Les jeux « legacy » familiaux ne sont peut-être pas légion pour leur aspect « jetable » qui freine à tort certains joueurs. My City devrait réconcilier ceux qui hésitent grâce à la simplicité du jeu, sa mécanique de placement fluide, la rapidité des parties qui en font un jeu de plateau particulièrement addictif.

Nous avons énormément apprécié la rapidité de mise en place et d’explication, le renouvellement des règles à chaque chapitre et ce fin équilibrage des récompenses qui fait que le vainqueur de la campagne ne sera véritablement couronné qu’en toute fin des 24 épisodes !

My City est une véritable réussite, un rare mélange entre mode campagne et jeu familial qui ne peut donner qu’envie d’aller lorgner vers d’autres jeux de l’éditeur comme Andor ou Le dilemme du Roi… ou une éventuelle série d’enveloppes ???

Règles de My City

Télécharger “My City, les règles” My-City.pdf – Téléchargé 22 fois – 6 Mo

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Ben
Tout est parti d'un Carcassonne sur iPad... la tuile... car depuis les jeux de plateau sont devenus plaisir et passion du quotidien. En charge de la zone "expert" et "jeux cultes" de la collection. Références : les jeux de Stegmaier et Shem Philipps.

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